Les précurseurs du sarkozysme !

Posté par emmanuelesliard le 18 juillet 2010

Manu et ses fidèles amis Pierrot et Zorro me rappelaient mercredi dernier, jour de la fête nationale, entre l’apéritif et la collation, ou peut-être était-ce l’inverse, que les sarkozistes qui s’agitent comme de tristes insectes clownesques autour de la lampe Mediapart et des falots de ses confrères, ne sont que les descendants des arrivistes et charlatans d’hier. Ils se souvenaient en avoir discuté avec passion en 2002 au cours d’une de leurs mémorables soirées, qui mériterait d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ! Voici donc la relation fidèle de leur riche débat un soir de l’an 2002 :

 

Arrivistes et charlatans font bon ménage, ils sont tellement sûrs d’eux et de leur immunité, qu’ils ne prennent même pas la peine de pousser une investigation paraissant nécessaire au vulgum pecus, si sur un sujet devant trouver une réponse sans ambiguïté, des divergences apparaissent. Ils se fient alors à leur instinct, à leurs intérêts, à leurs préjugés, cela va de soi, jamais au bon sens ou à la science. Ce sont les nouveaux ignorants, conquérants de l’inutile satisfait, que l’on peut classer en deux catégories : d’abord ceux qui le savent plus ou moins et en sont fiers jusque l’extase, ils ne connaissent pas l’humilité, puis il y a ceux qui le savent parfaitement, ils n’en sont pas spécialement fiers, on se demande pourquoi ! Mais, réflexion faite, ils s’en servent pour gruger les gogos ! Si nous restons au niveau du peuple large et multiple, terreau inépuisable pour l’occultisme, les sectes, les religions préceptrices morales et politiques, les heureux pourvoyeurs des multiples horoscopes journaliers entre autres, tous les parasites qui se repaissent de l’ignorance et de la bêtise humaines sont bien embarrassés, tant la crédulité et la soif de ne rien savoir envahissent leurs pré-carrés si durement gagnés.


- Elles fleurissent de plus en plus les voyantes, question de climat sans doute, favorable aux plantes vénéneuses assistées par ordinateur !
- L’obscurantisme prend souvent des formes moins… voyantes ! Il y a deux ans, j’ai été sidéré par un débat particulièrement débile qui a duré plusieurs mois : le vingt et unième siècle commence-t’il le premier janvier 2000 ou le premier janvier 2001 ? De savants imbéciles venaient dire à la radio, à la télé, dans les journaux, qu’il fallait réparer l’erreur soi-disant commise par ils ne savaient trop qui, consistant à faire naître le maso de Bethléem le premier jour de l’an un au lieu de l’an zéro. Parfois, de braves gens bien attentionnés tentaient plus ou moins adroitement d’expliquer à ces crétins des Alpes, que l’an zéro ne pouvait exister. Peine perdue, j’avais l’impression qu’ils se multipliaient, il s’en trouvait toujours de nouveaux pour ajouter leur pierre à la confusion.
- Si l’an zéro existait, j’en serais le premier satisfait. Un petit coup de jeune, c’est bon à prendre, rendez-vous compte : un an après ma naissance, j’aurais eu zéro an ! La prochaine fois que j’achète une douzaine d’œufs, si on ne m’en donne pas treize je fais un scandale !
- Que de perspectives intéressantes ! Je crois que le pompon a été décroché par quelqu’un que tu dois connaître Pierrot, celui qui s’occupait de la feuille de chou locale qui a disparu l’an dernier.
- Enlevée par des extra-terrestres ?
- Peu s’en faut ! Il avait écrit un article assez bien documenté sur l’origine de notre calendrier, pour tomber à la fin dans le piège du débat sur l’an 2000, en renvoyant courageusement les parties dos à dos sur le changement de siècle, puis en concluant brillamment que par contre, pour le troisième millénaire tout le monde était d’accord, il commençait en l’an 2000 ! Comme dit l’autre : « faut le faire » ! Celui-là, il convient de l’encadrer !
- Alors, si j’ai bien compris, pour le siècle ton gusse considérait que c’était p’tète ben en 2000, p’tète ben en 2001 que ça commençait, tandis que pour le nouveau millénaire il était sûr que le premier janvier 2000 était le bon ?
- On ne peut rien te cacher, Zorro ! Tu comprends vite sans qu’il soit besoin de pousser les explications à l’infini. C’est pour moi d’un grand réconfort, j’évite ainsi la grave interrogation en forme de dilemme : les choses les plus simples sont elles pour moi si difficiles à expliquer ou est-ce mon interlocuteur qui a la comprenette mal embouchée ?
- Les deux, mon capitaine !
- Dans ce cas, ce n’est plus un dilemme, mais une catastrophe intellectuelle !
- Catastrophe ? Il s’agit de deux personnes seulement !
- Pensez à tous ceux qui n’arrivent jamais à exposer clairement ce qu’ils croient penser ! Pensez aussi aux pauvres malheureux qui ne pigent jamais rien ! Mettez les face à face, vous percutez maintenant ?
- Oui ! C’est comme si on mettait d’un côté, les téléspectateurs assidus de TF1, de l’autre, les fans de M6. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Une explosion nucléaire, à côté, relève de la famille des pétards mouillés, un maelström, c’est une vaguelette dans une flaque d’eau, Messier un bambin racketteur, Hitler un serial-killer raté !
- Impossible ! Il ne se passera rien du tout, chacun verra son hologramme à une autre époque de sa triste vie. Les jeunots de M6 risqueront simplement un petit malaise, en constatant le désastre déambulant qu’ils deviendront dans vingt-cinq ans, les vieux de la une écraseront furtivement une larme : « petits cons, comme nous à leur âge ! »
- C’est vrai ! Moins plus moins, cela fait toujours moins.
- Et, s’ils se multiplient ?
- Tu nous fais braire ! Zéro par zéro égale zéro, point final !


Je ne suis pas sûr que la logique mathématique trouve son compte dans ce raisonnement très légèrement subjectif ? Mais, ce qui s’énonce clairement, c’est qu’aux yeux du commun des mortels, l’élastique chamarré de la bêtise sera toujours plus séduisant que le fil ténu de l’intelligence. Ce qui se vérifie quotidiennement dans nos magnifiques boîtes à images animées, où il semblerait que la profondeur de la pensée soit inversement proportionnelle à la sophistication des moyens matériels mis en oeuvre ! Encore un petit effort et les programmes seront considérés comme des musts par les australopithèques amateurs d’effets spéciaux.


- Je trouve étrange, que nos « élites » médiatiques n’aient pas encore pensé à lancer des polémiques sur d’autres sujets aussi passionnants que le changement de siècle. Il y a une mine de terrains complètement en friche, qui ne demandent qu’à être cultivés par nos petits génies du mieux néant culturel. Une réalité qui s’imposera tôt ou tard à nos chaînes de télé en mal d’argent facile et aux gogos en manque d’émissions avilissantes.
- Par exemple ?
- Pourquoi ne pas organiser un grand jeu sur la question suivante : quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ? En l’agrémentant bien sûr d’un semblant de parcours initiatique, rappelant la quête du Graal. Avec un peu d’imagination et en mettant plusieurs équipes en compétition, il serait possible de tenir l’antenne tous les jours pendant au moins six mois et on remettrait ça tous les ans. Le pactole quoi, une émission très colorée !
- J’ai mieux, mais cette fois je sors du spirituel pour sévir dans l’intellectuel pur et dur, voire en combinant les deux, donc tout bénef. La question serait, qui a été le premier : l’œuf ou la poule ?
- La Bible dit que c’est un coq nommé Adam !
- Cela faciliterait en plus le recyclage de tous ces vieux barbons d’intellectuels, écrivains ou scientifiques qui n’ont plus que l’élection de miss France à se mettre sous leur dent. Au lieu de baver devant des rêves inaccessibles, l’exégète les qualifierait d’impénétrables, en raison d’une corde à nœud un peu mollassonne. Ces papis indignes pourraient à nouveau hisser haut le drapeau de l’intelligence humaine, tout en retrouvant une parcelle de leur dignité perdue. Les vieux gréements démâtés au secours de jeunes vergues pleines d’allant maladroit, ce serait l’émission du siècle ! Elle s’appellerait : « Santiano » !


Mon ami Pierrot, qui dans ses bons jours n’était que néanderthalien, ceux où il hissait haut et fort le pavillon de complaisance, nous faisait croire benoîtement que la sagesse des ancêtres ne pouvait égaler en excellence la connerie des contemporains. Tout un programme ! Il croyait fermement que l’humanité s’améliorait. Que de démonstrations n’avons-nous pas subies, ces jours bénis où le zéphyr rend visite au foc sans passer par le grand hunier, peut-être négligeait-il de s’y installer ? Au clair de la hune, mon ami Pierrot, un seul mot suffisait : confiance !
Confiance en l’homme, « péripéties de l’histoire », clamait-il si un fâcheux évoquait quelques contrariétés, quelques détails passés. Selon lui, l’histoire bégayait souvent, mais elle n’arrêtait quasiment pas d’avancer. Le char de mes désillusions aussi, lui disais-je parfois ! Et c’est là, je ne sais pour quelle raison, qu’il éclatait de rire en m’appelant Ben, disant que j’en avais la tête et qu’il fallait que j’arrête ! Nous n’avons jamais eu l’occasion de lui demander la signification de ces paroles pour nous sibyllines, tant son rire s’avérait inextinguible, tout juste entrecoupé de quelques gloussantes gorgées de bière, qui n’arrivaient pas à l’entamer sérieusement.


Une opportunité trouvant subrepticement un semblant de concrétisation, en tout bien tout honneur, nous aurions pu demander des explications à Élisabeth Tessier ! Laquelle sans le moindre doute nous aurait sur le champ renseignés, tant ses dons de Pythie sont sans conteste une pitié, mais ceux avisés de sociologue, dignes de la Sorbonne. Il suffit d’en faire part à l’ermite errant du cimetière de Jarnac pour s’en assurer sans coup férir, juste à l’écoute !


« Y manquent pas d’air, quand même » ! Assurait Zorro, peu convaincu par mes circonvolutions verbales. À l’occasion il mettait Pierrot dans le même sac, confondant comme tant d’autres, les effets et la cause. D’autant que notre ami ne faisait qu’utiliser certains artifices des charlatans modernes sans nullement s’en cacher. Comme le jour où il prédit à Nic qu’elle allait perdre une importante somme d’argent le lendemain ! C’était la veille du dernier prélèvement automatique des impôts, particulièrement salé cette année là. Suivant certaines saillies quessiennes, nous en étions la raison essentielle, l’année précédente l’encourt de cave avait constitué trop souvent notre ordinaire, l’eau, tant du robinet qu’encapotée, se trouvant exclue de nos fréquentations habituelles dans un estaminet ! Nos excuses de bons clients ne pouvaient en aucune manière consoler des commerçants avides. Insatiables ils sont, insatiables ils restent ! Un petit capitaliste dort en chacun d’eux ou plus précisément un entasseur de fric. C’est ainsi, un tiroir-caisse est fait pour être rempli, l’opération inverse dépasse leur entendement, certains sont devenus fous à cette seule pensée, d’autres ont mordu le premier venu, la bave aux lèvres, comme des chiens enragés !


Zorro crut bon de préciser que l’idée lui avait déjà traversé l’esprit, mais que son accomplissement avait posé quelques problèmes insolubles !
Devant nos abîmes d’interrogations, il s’énerva quelque peu, n’aboya pas, ce fut un soulagement non dissimulé ! Que les âmes simples souffrent d’ego malmené ! Ce n’est pourtant rien à côté de celui des âmes compliquées ou qui se plaisent à l’être ? Comme si c’était synonyme d’intelligence ! Plutôt des signes pathologiques, devant ne pas manquer d’inquiéter les sujets en question, si la lucidité ne leur était pas aussi étrangère que l’honnêteté intellectuelle chez la Tessier.


Un quidam peut toujours enculer une mouche avec le pistil d’une fleur, s’il est doué et minutieux, il a quand même enculé une mouche !
La manière n’excuse pas l’infamie ! Beaucoup croyaient ces notions acquises depuis longtemps ? Que nenni ! C’est le bal des maudits abrutis qui recommence !


« Pourquoi voulez-vous que les hommes soient pourvus de plus de sagesse aujourd’hui qu’hier » ? Zorro s’entêtait à nous faire partager ses convictions philosophiques contradictoires les plus profondes, sans se rendre compte que nous étions sur la même longueur d’onde. Les exemples sont légion, pas besoin de grandes démonstrations alambiquées, une goutte frelatée suffit. Prenez un personnage vivant qui a dit des conneries dans sa jeunesse et qui les répète sans sourciller trente ans plus tard, au hasard, le choix est large ! Tiens, Sardou pour ne pas oublier de le nommer, par exemple !


C’est pas du jeu, trop facile, propose un sujet un peu plus dégourdi tout de même ! Un qui n’a pas eu la malchance d’avoir été en partie éduqué par une marchande de poissons, une mâtine dont le langage salace arrivait à faire rougir de honte ses collègues !


Ils cherchaient à me désarçonner, pour me conduire à balancer des choses définitives et bien senties sur une gloire de la chanson française, une lumière de l’occident crétin. C’est raté, je ne tombe pas dans le panneau, d’autant que ce serait peine perdue, car tel un phénix renaissant de ses cendres, Sardou est indestructible, il ne lâche même pas le fromage quand il se met à chanter, contrairement au corbeau de la fable, qui à n’en pas douter aurait pu montrer au renard ébahi, qu’avec un fromage dans le bec, il possédait une voix de crooner. Sardou l’a compris très tôt et son mérite n’en est que plus grand. Gloire donc à Sardou et qu’elle ne dure pas plus longtemps que son désir d’insoumission, quand il était encore boutonneux et inconnu de la folle du régiment.


Gloire encore à Sardou, qui a cru bon de ne pas nous faire rire, quand il a répondu aux interrogations de Drucker sur sa chanson : « les ricains », écrite en 1967 et tant vilipendée dans cette période de lutte contre la guerre du Vietnam. Il a justifié son engagement de l’époque par l’existence et l’action des Khmers rouges. Quel génie ce Sardou ! Imaginer près de dix ans avant les faits, la malfaisance de Pol Pot et Khieu Sampan, quel talent ! On comprend mal que le Quai d’Orsay n’ait jamais songé à utiliser ses prodigieuses facultés ! Ben oui quoi, Mitterrand a bien su utiliser nombre des quelques talents d’Élisabeth Tessier ! A bon escient ? Il n’est plus là pour nous le dire ! Aussi, on s’abstient de prononcer le moindre jugement, plutôt deux fois qu’une, par respect pour sa mémoire et celle des écoutes téléphoniques ! Nous osons simplement faire remarquer que son statut à l’Elysée était sensiblement plus élevé que celui d’une stagiaire.


Quant à Sardou, en essayant maladroitement de se défendre d’une façon aussi absurde, il a justifié à posteriori d’une manière éclatante la justesse de l’attitude de ses adversaires d’alors, quelle performance !


Pierrot fit remarquer, qu’à l’époque, il ne faisait pas dans la dentelle, alternant les chansons réacs et populo-démago-ringardes, ben oui c’était les siennes ! Quand on est con, c’est pour la vie !


Pas une excuse, il aurait pu s’arranger en vieillissant, regretter certaines facilités et des erreurs monumentales. Ben non ! Persiste et signe : j’étais un trouduc réac, je reste un trouduc réac et je fais mumuse avec la fortune amassée, dit-il ! En se faisant passer pour un bienfaiteur de l’humanité par-dessus le marché ! On dirait du Chichitou bernadettalien !


Zorro la ramène évidemment, ça faisait un bout de temps qu’il se taisait, sage comme une image, suivant la version officielle. En réalité, à moitié abruti par les trop nombreuses consommations. C’est le seul et rare moment, si si, où la réflexion traverse un tant soi peu son esprit, livrant à nos consciences étonnées, le résultat d’une pensée unique dans son originalité, pertinente dans sa formulation et qui à chaque fois titille notre intelligence.


- C’est moi qui vous le dit : ce petit falsificateur de Sardou ne va pas continuer plus longtemps à raconter des conneries, sans que personne ne lui mette le nez dans son caca ! Si l’Europe n’a pas eu le désagrément de vivre plus longtemps sous une dictature nazie, c’est à Churchill qu’elle le doit en premier lieu ! Il a refusé plusieurs offres de paix formulées par Hitler, quand les américains contemplaient leur nombril avec l’insistance du quidam pas du tout concerné par le conflit, pourtant de plus en plus mondialisé. En deuxième lieu, elle le doit à cet autre salopard nommé Staline, qui sans le pacte germano-soviétique n’aurait pu résister aux hordes nazies, tant il était démuni en armées opérationnelles, qu’il avait joyeusement décimées, c’est peu dire, de ses meilleurs officiers ! En dernier lieu, elle le doit timidement à Roosevelt, qui a joué sur les deux tableaux pendant un bon bout de temps, entretenant par exemple des relations diplomatiques normales avec Vichy jusqu’en novembre quarante-deux. Les entreprises américaines commerçaient allègrement avec l’Allemagne hitlérienne sans que personne n’y trouve à redire, nombre de grands patrons américains étaient des admirateurs déclarés du nazisme. Sans l’attaque japonaise sur Pearl-Harbour, il est permis de se demander si les USA ne seraient pas restés neutres, une Suisse taille grand-patron en quelque sorte. Avec un brin de provocation, il n’est pas tout à fait faux de déclarer en dernière analyse : merci les japonais !


- Tu sembles oublier, qu’après Pearl-Harbour, les ricains n’ont déclaré la guerre qu’aux japonais, laissant tranquille allemands et italiens. Roosevelt n’avait pas du tout l’intention de venir en Europe, se contentant de fournir des armes et du matériel aux anglais. Il a fallu que Hitler déclare officiellement la guerre aux ricains, par solidarité avec ses copains nippons, pour que la donne change, obligeant ainsi les américains à entrer en action sur tous les terrains d’opérations.
- Ce n’était pas un oubli, simplement le souci de ne pas accabler ce pauvre diable, devant d’éventuels supporteurs, pour qui je ressens une certaine tendresse, au point de vouloir leur tanner le cuir s’ils continuent à me fusiller de leurs yeux de merlans frits ! N’est-ce pas Nic ?
- Je ne réponds, ni aux menaces, pas plus qu’à la provocation, tu perds ton temps et ta salive !
- Faut excuser Sardou, il a eu une enfance difficile, entre une marchande de poissons et un fils de …, faut comprendre ! D’autres, plus favorisés, auraient pu perdre leur âme ! Lui non, il n’a rien perdu, en 1967 il était à côté de la plaque, au troisième millénaire il conserve toutes ces qualités !


Il n’est pas le seul, certains artistes en ont fait leur sport national, Chassedeau (Bigard ndlr) en est un bon exemple, mais d’autres font dans le raffinement en travestissant leur passé, en s’attribuant les mérites d’autrui, comme Salvador.


Hé, hein, que nous dis-tu ? Hé oui, apparemment sa carrière, pourtant substantielle, ne lui suffit pas ! Il ne s’est pas contenté de nous infliger pendant des décennies, son insupportable rire forcé de tête à claques, il a fallu aussi qu’il se targue d’être l’initiateur de la bossa-nova, à l’origine d’Astérix, sans oublier le nec plus ultra : génie musical des années soixante, ouf ! Rien de tout cela évidemment, si on l’écoutait, Gainsbourg n’aurait été qu’un aimable plaisantin comparé à lui ! Salvador n’est et n’a jamais été qu’un excellent interprète et un honnête musicien, c’est pas si mal après tout, il faut le vide sidéral de la chanson populaire française d’aujourd’hui, pour qu’il puisse passer pour un très grand. Je rectifie, c’est tout de même un très grand … mythomane réac !


Un peu plus et il tenterait de nous faire croire qu’il est le père de Jean-Marie Périer, autre falsificateur du passé ! Mais lui fait dans le raffinement, c’est à géométrie variable. Notre photographe des vedettes yéyés, déclarait dans les années quatre-vingts, qu’à cette époque il se considérait comme un contestataire avant l’heure, une sorte de précurseur de mai soixante-huit, sans rire ! Pauvre chéri, faut qu’il arrête de jouer avec les extincteurs à poudre ! Il en était l’exacte antinomie, représentant la société de consommation et une image caricaturale de la société américaine en particulier, qui n’allait pas tarder à être contestée par sa propre jeunesse. Maintenant que la mode des produits fabriqués de toutes pièces est revenue, les « idoles des jeunes » sont devenues « stars », habilitant les nullités qui s’essayaient à chanter dans les années soixante. Il se présente comme l’ami de ces « célébrités », celui qui les a grandement aidées à devenir connues et réédite les photos de l’époque dans un bouquin. L’argent, paraît-il n’a pas d’odeur, mais lui, quel relent tenace ! D’accord, faut qu’il gagne son pain à la sueur du front, quel qu’il soit !


- Not’Manu pique encore sa crise ! C’est pas bon pour la santé de s’énerver ainsi, tu vas péter une durit ! Si tu continues, tu ne vivras pas vieux, regarde Chevènement à force de s’énerver contre les sauvageons, il a fait une attaque avec coma prolongé.
- Oh, si Manu tombe un jour dans le coma, crois-moi, ce sera pour une tout autre raison !
- En ratant une marche ?
- Je me suis laissé dire qu’un certain individu, ici présent, avait jadis manqué celle d’une cabine téléphonique ! Si je me souviens bien, elle n’avait guère apprécié cette marque d’effusion aussi spontanée qu’incongrue, voire parfaitement déplacée, en se brisant en mille morceaux.
- Comment ça ! C’était de l’amour, elle avait fondu dans mes bras musculeux, s’abandonnant totalement à ma volonté, de la plus voluptueuse des manières. Pouvais-je savoir qu’elle était de constitution fragile ? Je n’y suis pour rien ! Paix à son âme !
- Bourreau des cœurs !


Des cabines téléphoniques qui s’effondrent presque toutes seules, aussi souffreteuses qu’une tour de Manhattan, on avait beaucoup de mal à le croire ! Contrairement à la totale confiance que nous témoignons chaleureusement à Raffarin, quand il affirme défendre, ce qu’il appelle la France d’en bas, en baissant les impôts directs ! Là, nous disons : bravo l’artiste, sans filet s’il vous plaît !


On t’a pas entendu depuis belle lurette, le néo-libéral de service ! Ça te la coupe, quand t’as pas à ta disposition tout ton arsenal de désinformation, de falsification de l’histoire, de marketing de pacotille, tu vaux pas un clou ! On t’a coupé les ailes et tu plonges, quelle descente en vrille !


Pas de bol, nous sommes des acrobates, la haute voltige, nous l’avons toujours pratiquée, c’est pas demain la veille qu’on s’écrasera avec pertes et fracas ! Notre silence n’était en rien gêné ou approbateur, nous comptions simplement les bénéfices engrangés par notre dernière carambouille

 

Depuis 2007, on a pu constaté que l’appétit de notre néo-libéral était certes insatiable, mais que la descente pouvait se terminer en vrille !

 

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